Eléments complètement passifs jusqu’à une dixaine d’années, les boucliers sont devenus des parties de la carrosserie qui se distonguent dans le design général des voitures. Leur dessin est de plus en plus étudié et leur apparence devient très souvent orienté sport ou course sur nombre de modèles.
Simple baguette du début de l’automobile (voir la Ford LeBaron de 1934) au début des années 80, les boucliers ont enveloppé rapidement la partie en-dessous deux, les amplifiant considérablement et améliorant esthétiquement la solidité des voitures. Avec l’arrivée de la vague du biodesign, ils furent souvent très arrondis et massifs (voir la Toyota Celica de 1994). Cette mode dure toujours mais ils ont un rôle prépondérant, allant accompagner la ligne générale ou prolonger les passage de roues.
Mais depuis environ 5 ans, les voitures particulières ont pioché chez les bolides de courses et autres supercars. Voulant paraître toujours plus sportives qu’elles ne le sont, elles adoptent parfois dans leurs dérivées sportives voire même sur le modèle de base un extracteur d’air. Un élement donannt une touche de sportivité certes, mais cela allège le dessin en cassant la hauteur du véhicule. Factices pour 95% des autos les utilisant (par exemple la Twingo RS), ils sont parfois plein et juste là pour ajouter une partie plus sombre.
Leur arrivée est difficile à dater, d’abord visibles sur les concept-cars, on remarque des prémisses sur la NCVS de Toyota en 2000, la Ford Visos de 2003 ou plus ample sur la BeBop Sport de Renault dans la même année. En série, on peut voir que l’Alfa Roméo GT de 2003 y est presque, mais la partie est métallisée et non noire, la première française est la Peugeot 407 coupé. Cette dernière a misé sur un bouclier plus que généreux et une plaque complètement excentrée, c’est massif, trop massif...
On peut noter une conséquence à ce phénomène des boucliers, la plaque d’immatriculation venant la plupart du temps se loger au milieu de la malle ou des portes de coffre se voit exilée de plus en plus dans le bouclier. Celui-ci étant plus ou moins épais, on le creuse par un trapèze, orienté vers le bas pour un effet agressif ou vers le haut pour un effet « sourire ». Quelque soit l’orientation, le style y gagne. Dans l’avenir, cette tendance va se généraliser, car les diffuseurs, même s’ils n’ont aucune utilité sur des diesels de 90ch, ils dynamisent le dessin. Ils gagneront en taille et seront accompagnés de plus en plus de détails comme des échappements épousant les formes…Un petit exemple très récent, la Chevrolet Spark joue sur la symétrie entre le bouclier avant et arrière, bien vu !
Rare pour être oubliée, l’originalité va aussi débarquer, fini les simples trapèzes, celle qui initie ce mouvement est la Peugeot 308 CC qui coupe en deux son extracteur. Si cela a déjà été fait sur des supercars (voir la Ferrari F430 Scuderia 16M), sur la lionne c’est la partie peinte qui rajoute le petit plus. Si l’on applique l’analogie du visage, la plaque joue le rôle de bouche et la partie séparatrice de bouc.
Photos : NetCarShow, SeriousWheels, VW, Peugeot, Autogaleria.pl
Commentaires